Les mélodies positives de VASLO

La première chose qui vous frappe quand vous rencontrez VASLO, c’est sa ressemblance avec Eric Clapton. C'est un « style assumé depuis peu de temps », confie Valentin, le jeune homme qui se cache derrière ce nom de scène. La première chose qui vous frappe lorsque vous entendez VASLO, c’est l’influence de la folk américaine et des musiques celtiques dans ses mélodies. « J’ai toujours aimé la musique folk. C’est sûr qu’avec un violon, forcément, ça ajoute des consonances un peu irlandaises », révèle le musicien.


VASLO s'entoure de musiciens et joue depuis un peu moins d’un an. Mais la formation cartonne déja : passée par plusieurs tremplins musicaux dont le Fallenfest et Emerganza, elle est à chaque fois appréciée par un public de plus en plus nombreux. VASLO suit une évolution progressive, et Valentin ajoute des éléments à son univers musical « au hasard des rencontres » pour trouver de nouvelles sonorités. Cela a débuté par un un djembe, avec Boris, puis une chorale de gospel (Insight Voices) dont Camille fait partie, et enfin, le violon de cette dernière. De fil en aiguille, de nouvelle chansons naissent, et Camille devient membre du groupe à part entière. Ravie, cette dernière a encore du mal à assumer son rôle : « C'est un peu le bébé de Valentin », nous dit-elle. « Nous, avec les chœurs et les percussions, nous prenons évidemment beaucoup de plaisir à jouer mais on espère aussi lui faire plaisir. »

VASLO a donc commencé en solo, pour finir accompagné de huit musiciens sur scène au troisième et dernier tour du Fallenfest. « L’objectif était de créer vraiment la surprise sur chaque session de 25 minutes », explique le jeune homme. « Parfois, on passait dans des sessions où il y avait 9 groupes de rock sur les 10 de la soirée. Le dixième, c’était nous, guitare et violon acoustique : les gens appréciaient cette petite respiration ! ».

" Nous-mêmes, il nous arrive d'être saisis d'émotions quand on joue sur scène. "


Aujourd’hui, VASLO ne joue qu’en live, et il fait désormais partie des musiciens officiels du métro parisien. Valentin affirme ne pas avoir encore assez de compositions pour produire un album complet, mais il est en pleine écriture de nouveaux textes. « Je vais bientôt m’enfermer avec ma mère en Bretagne, et on va essayer de trouver de nouvelles compositions. », ajoute-t-il. « Ma mère m’écrit les chansons en français. Pour les compositions en anglais, c’est totalement différent : je pars d'une mélodie ou d’une grille d’accords et je place des paroles en yaourt dessus. Ensuite, la chanson vient plus naturellement. » Un exercice de composition qu'il apprécie particulièrement, même s'il estime qu'aujourd'hui en France, « il est presque indispensable d’avoir une partie de son répertoire en français. Parce qu’il y a une forme de chauvinisme dans l’industrie de la musique. »



Les parents de Valentin le soutiennent, et ont eu un rôle crucial dans le choix du nom de groupe. « Mes parents avaient l’habitude de m’appeler "Go Slow", la traduction de "Va Lent". D’où VASLO, aux erreurs d’orthographe près ! », explique Valentin. Le projet musical est désormais lancé à toute vitesse sur la route du succès, et des perspectives excitantes se profilent. L'identité sonore se construit petit à petit : si le groupe a d'abord commencé en home studio, Valentin révèle qu'« aujourd’hui, le son en live n’a plus rien à voir ». « Musicalement, on reste dans notre univers : une musique assez aérienne, renforcée par le violon aujourd’hui », ajoute-t-il. « J’adore placer le public dans un climat zen, puis faire évoluer en crescendo la dynamique de la chanson, jusqu’à atteindre l’apogée musical. Je veux que le public se dise qu’il n’a pas attendu pour rien, qu'il ne soit pas frustré. »

Les arpèges sont mélodieux, les rythmes de ballade s’enchaînent. Écouter VASLO vous donne l’impression de partir en voyage, sur le pont d’un bateau ou au volant d’une décapotable sur les grandes routes américaines. « On essaie de créer un univers. Nous-mêmes, il nous arrive d’être saisis d’émotions quand on joue sur scène ! », confie Valentin.

Musiciens confirmés, Valentin et Camille ont tous les deux fait le conservatoire : l’un en clarinette et l’autre au violon. Les deux jeunes musiciens passionnés ont développé une grande complicité artistique, technique et amicale. Amoureux de la musique et de leur projet, les deux artistes espèrent pouvoir bientôt enregistrer un CD en studio.  Devenus musiciens du métro, ils estiment que leur statut de musiciens du métro a un « potentiel énorme pour toucher un autre public, qui ne vient pas forcément aux concerts ». Ils aimeraient jouer dans des festivals loin de Paris et de sa grisaille : « J’ai des contacts pour le Festival Vie Sauvage à côté de Bordeaux, pour l’an prochain. Pouvoir sortir de Paris serait génial », s’extasie Valentin.

La musicalité de VASLO ne cesse d'évoluer, de mûrir. Le groupe voudrait explorer de nouvelles sonorités, en ajoutant de nouveaux instruments (leur préférence va au trombone) ou d’autres couleurs à leur univers. Valentin aimerait ajouter un « côté électro, avec une table et un synthé. Comme Thomas Azier, un chanteur allemand, ou Jabberwocky ». Camille, quant à elle, s’intéresse plutôt à la polyphonie. C'est une grande fan des Pentatonics, un groupe de cinq américains qui chantent a capella, accompagnés d'un beatboxer et d'un violoncelliste. « Ils ont  collaboré avec Lindsey Stirling, une violoniste américaine qui danse en jouant du violon. Donc mon rêve absolu serait de faire une petite impro avec les Pentatonics, comme par exemple lors de leur passage en France, le 30 mai au Zénith », confie-t-elle avec un sourire.

Mais VASLO n’oublie pas d’où il vient et sait remercier ceux qui lui ont tendu la main au démarrage. Valentin est bénévole au FIEALD tous les dimanches soir, au Théâtre de Trévise. « Ils m’ont permis de faire mes premières scènes ouvertes », raconte le jeune homme. « Ils défendent la culture, la musique, les jeunes artistes. C'est important, surtout aujourd’hui où les gens ont besoin de rire et de se faire plaisir. » Camille, elle aussi, explique qu'elle est investie bénévolement dans la chorale Inside Voices : « Nous allons chanter dans des soirées caritatives, notamment pour des associations comme Princesse Margot qui s’occupe des enfants malades. Nous chantons aussi dans les maisons de retraite, et on cherche aujourd’hui à faire quelques prisons. Parce que pouvoir agir par la musique, ça donne du sourire. »

Pour la suite, VASLO cherche un tourneur pour organiser des concerts en dehors de Paris. Avis à ceux qui voudraient rejoindre cette aventure menée par des passionnés. A Camille de nous rappeler ce dont on était déjà convaincu : « C’est beau ce que l’on fait. Comme dirait Zazie, "ça fait plaisir, ça devrait être remboursé par la Sécu" ! Pour moi, cela ne peut être que bénéfique pour l’humanité d’écouter VASLO ! »

Retrouvez toute l'actualité de VASLO sur sa page Facebook et sur Soundcloud !

Dates : 


Le jeudi 16 juin à 18h30 au centre commercial des Quatre Temps (La Défense)
Le vendredi 17 juin à 20h au café de l'Ermitage (Paris)

A écouter :




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 Amor






Phare de Terre (en version live)

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